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19782058.Justice et Paix. La commission pontificale " Justitia et Pax " Imprimer
Écrit par HECKEL Roger   

Attestations

 La commission pontificale « Justitia et Pax » offre un exemple d'engagement collectif de l'église dans les débats sociaux et les problèmes politiques. Elle tente de préciser concrètement les médiations nécessaires entre ces réalités et la Révélation.

 La première page, 58, est jointe.

EN instituant la Commission Pontificale Justitia et Pax (CPJP), d'abord à titre expérimental [[Motu Proprio «Catholicam Christi Ecclesiam » du 6 janvier 1967.]], puis comme dicastère stable de la Curie romaine [[Motu Proprios «Justitiam et Pacem» du 10 décembre 1976.]], Paul VI a voulu répondre à un souhait du Concile Vatican II : « ...le Concile, pour sa part, estime très souhaitable la création d'un organisme de l'Église universelle, chargé d'inciter la communauté catholique à promouvoir l'essor des régions pauvres et la, justice sociale entre les nations » [[Gaudium et Spes n° 90, par. 3.]].

 L'accent est sur la justice internationale, parce que. comme l'écrira Paul VI dans Populorum Progressio. « la question sociale est devenue mondiale » (n°3). Cette dimension mondiale ne saurait évidemment faire oublier que la justice et la paix se construisent à tous les niveaux de l'existence sociale. D'ailleurs, le chapitre de Gaudium et Spes où le Concile exprime son souhait conclut tout un itinéraire : après avoir mis en évidence, dans la première partie du document, les éléments constitutifs de la vocation humaine [[C'est l'objet des trois premiers chapitres de cette partie : la dignité de la personne humaine, la communauté humaine, l'activité de l'homme dans l'univers.]]. le Concile, dans la deuxième partie, accompagne les efforts concrets des hommes depuis la cellule familiale jusqu'à la communauté mondiale, en passant par la vie culturelle, économique et politique : les développements du chapitre final sur la justice et la paix internationales supposent tout ce qui précède. C'est donc dans une fidélité profonde au mouvement de Gaudium et Spes que Paul VI, dans le Motu Proprio « Justitiam et Pacem », explicite et élargit la formulation de la demande du Concile lorsqu'il écrit : « Promouvoir la justice et la paix, pénétrer de la lumière et du ferment (p.58) évangéliques tous les domaines de l'existence sociale. (...) étudier en profondeur la doctrine sociale du Magistère, la faire connaître amplement par des moyens appropriés et s'efforcer d'en obtenir la mise en ouvre pratique à tous les niveaux de la société ». Le pape félicite la Commission d'avoir, au cours des dix années de la période expérimentale, « étudié avec soin et mis en ouvre la doctrine et les prescriptions de la Constitution pastorale Gaudium et Spes et des autres documents du Magistère ». Cet élargissement de la perspective rejoint d'ailleurs l'expérience des grandes conférences internationales : en prônant un « nouvel ordre mondial », elles renvoient de plus en plus, à travers le concept de self-reliance notamment, aux nécessaires transformations de la vie sociale à tous les niveaux, en commençant par les plus élémentaires.

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