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2017

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 LXII 6 - N° 253 Eduquer à la liberté  novembre-décembre

2018

Notre Père IV: le Pardon

 

DV1015. Le symbolisme des Rites baptismaux Imprimer
Écrit par Daniélou Jean   

Tout le texte est disponible en pdf:

La première page de texte, 17, est jointe:

LA FOI chrétienne n'a qu'un objet qui est le mystère du Christ mort et ressuscité. Mais ce mystère unique subsiste sous des modes différents : il est préfiguré dans l'Ancien Testament ; il est accompli historiquement dans la vie terrestre du Christ ; il est contenu en mystère dans les sacrements; il est vécu mystiquement dans les âmes ; il s'accomplit socialement dans l'Eglise ; il s'achève eschatologiquement dans le royaume céleste. Le chrétien dispose ainsi pour exprimer cette unique réalité de plusieurs registres, d'un symbolisme à plusieurs dimensions. Toute la culture chrétienne consiste à saisir les liaisons qui existent entre la Bible et la Liturgie, entre l'Evangile et l'Eschatologie, entre la Mystique et la Liturgie. L'application de cette méthode à l'Ecriture s'appelle l'exégèse spirituelle ; appliquée à la liturgie, elle s'appelle la mystagogie : celle-ci consiste à lire dans les rites le mystère du Christ et à contempler sous les symboles la réalité invisible. Les grands maîtres en ont été dans l'Antiquité un Cyrille de Jérusalem ou un Ambroise, plus près de nous un Cabasilas ou un Olier. C'est une application de cette méthode aux rites du baptême que voudrait être l'étude qui suit.
Je suivrai une méthode descriptive, concrète, en tâchant de retrouver les diverses étapes de l'initiation baptismale. Je prendrai pour centre de perspective la liturgie de Jérusalem au IVe siècle parce que nous possédons sur elle un ensemble de documents incomparables avec les Catéchèses 1 de Saint Cyrille et la Peregrinatio Silvice 2. D'ailleurs ce faisant, c'est la liturgie de l'église toute entière que nous verrons, car en ce qui concerne le baptême les différences sont seulement de détail. Nous avons là-dessus le témoignage de Silvie elle-même qui nous dit que les cérémonies du baptême se passent à Jérusalem « comme chez nous », c'est-à-dire sans doute à Vienne, en Gaule. Pour l'interprétation mystagogique, je m'inspirerai aussi des Pères du IVe siècle, principalement des Cappadociens et de Saint Ambroise.

 

1- Patr. Gr., XXXIII, 1066-1127.
2- 2 Ed. Geyer, Vienne, 1898

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