En ligne actuellement

Nous avons 645 invités en ligne

Abonnés enregistrés



Prochains numéros

2017

 LXII 5 - N° 253 La Tradition septembre-octobre prévu pour fin septembre

 LXII 6 - N° 253 Eduquer à la liberté  novembre-décembre

2018

Notre Père IV: le Pardon

 

DV1053. Kirkegaard et Nietzsche Imprimer
Écrit par Balthasar Hans Urs von   

La première page de texte, 55, est jointe. Tout le texte est disponible en pdf:

« Egaré, l'homme s'élança parmi eux et les perça de son regard : Où est Dieu ? s'écria-t-il. Je vais vous le dire, NOUS L'AVONS TUÉ. Nous sommes tous ses meurtriers.., Qu'avons-nous fait en délivrant cette terre de son soleil ? Vers quel but roule-t-elle maintenant ?... Ne fait-il pas - plus froid ? La nuit cesse-t -elle de s'épaissir ?... Ne sentons-nous rien de la pourriture divine ? Les dieux aussi ont pourri ! Dieu est mort »1


    Dans 2 la nuit fauve du « crépuscule des dieux », sur les chemins lassants du Juif errant, ce cri d'alarme a retenti. Les
flammes illuminent la nuit. L' " édifice grandiose " du système hégélien n'est plus qu'un brasier et voici qu'en face de lui un autre brasier lui répond : Bayreuth à son tour est en flammes. Le monde prométhéen a révélé sa tromperie, il s'est durci et desséché ; sur ses ruines s'élève le frisson d'un nouveau feu, d'un feu étrange et que personne n'avait jamais vu : Dionysos-Loki. Un feu nocturne, lui-même obscur et qui ne ressemble pas au feu de Schelling, un feu resserré dans la cheminée de l'esprit, non cette flamme joyeuse qui flambe à l'air libre, lumière d'en haut et lumière intérieure, mais un foyer terrestre qui rôde dangereusement, qui déjoue tout calcul, qui   ...............


1 Gai savoir no 25, tome V, p. 163. (Les références à Nietzsche sont données dans l'édition de Leipzig, 1906, 1911. Les références à Kierkegaard dans l'édition allemande publiée à Iéna.)
2 Ce texte constitue la première partie («Duel idéal ») du chapitre terminal du tome I de l'ouvrage du R.P. von Balthasar, S.J., intitulé Apocalypse de l'âme allemande et publié (en allemand) en 1937, chez Anton Putet, Salzbourg. et Leipzig. Rappelons que l'auteur, qui est Suisse et qui écrit indifféremment les deux langues, a publié en français un Grégoire de Nysse dont on parlera ici prochainement en même temps qu'on rendra compte des études et des traductions du R.P. Daniélou. (Note du traducteur)