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20116. La démocratie

 

XXXVI  6  n°218 novembre-décembre 2011

Nos contemporains portent parfois sur l’idée démocratique un regard inquiet. L’avenir de la démocratie dans les sociétés occidentales contemporaines est-il donc menacé ? Le mot « démocratie » (sinon la chose elle-même) semble pourtant aujourd’hui organiser un consensus très vaste. La démocratie n’est-elle pas considérée désormais unanimement comme la façon la plus rationnelle et la plus raisonnable d’organiser le pouvoir dans une société juridico-politique humaine? Le mieux, dans l’espoir de pouvoir faire le partage entre les constats réalistes et les présentations exagérées, est de réfléchir à certains principes démocratiques fondamentaux et aux difficultés qu’ils rencontrent. Sur ces difficultés, il faut encore se demander ce que l’Église peut vraiment nous apporter, car l’histoire des rapports entre la démocratie et l’Église est indéniablement une histoire très tourmentée.

 

Éditorial_______________________________________________________________

 Dominique Weber : L’avenir de la démocratie

 Thème_______________________________________________________________

 

Rémi Brague : L’homme peut-il survivre à la démocratie ?

Herbert Schlögel : La démocratie vit par et avec les vertus

Jean Mesnard : Démocratie, humanisme et spiritualité

Giuseppe Reguzzoni : La religion civile entre nationalismes et globalisation

Jean-Robert Armogathe : l’Église catholique et la démocratie

 Cardinal  Christoph Schönborn : Corps étranger ou racine ?

                      Le christianisme et ce qu’il signifie pour l’Europe

Éric de Moulins-Beaufort : Vie chrétienne et régimes démocratiques

 

Dossier : la controverse sur la théorie des genres au lycée __________________

 Camille Violet : La  théorie des genres est-elle au programme de première ?

Thibaud Collin : Genre : les enjeux d’une polémique

 

Se référer aussi à COMMUNIO septembre-octobre 1994, Cardinal J.Ratzinger, "La religion chrétienne au secours de la démocratie, p.50

 

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20116002. Couverture: Serment du Jeu de paume de David Imprimer
Écrit par Communio   

Le serment du Jeu de paume est l’engagement d’union, pris le 20 juin 1789 à la salle du Jeu de paume à Versailles, par les 578 députés du Tiers-État lors des États généraux de 1789. Face aux pressions de Louis XVI, ils firent le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution. Si ce serment n’a pas de portée juridique, sa dimension symbolique est cependant très forte puisqu’il fut le prélude de la souveraineté nationale et de la séparation des pouvoirs.

David propose de l’événement une vision grandiose et quelque peu arrangée. Il figure ainsi, au premier plan de son dessin préparatoire, trois ecclésiastiques qui rallièrent le Tiers-État. On reconnaît ainsi à gauche, dans son habit de moine de l’ordre des Chartreux, Dom Gerle (1736-1801), qui représente le clergé régulier. Mais nous savons en réalité que Dom Gerle n’assista pas au serment.

Au centre du groupe, c’est l’abbé Grégoire (1750-1831) qui représente le clergé séculier ; enfin, à gauche, se trouve le pasteur Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne (1743-1793), qui figure les Églises protestantes. Leur accolade fraternelle symbolise l’avènement d’un ordre nouveau, dans lequel le Tiers-État et toutes les composantes du clergé se trouvent réconciliés.

L’histoire ultérieure ne ratifiera toutefois pas la vision de David fondée sur la fraternité et l’unité nationale, car l’histoire des rapports entre l’Église et l’avènement de la démocratie libérale en France et dans le reste de l’Europe fut pour le moins sinueuse et tourmentée. Par ailleurs, tous les députés que David avait prévu de faire figurer dans son tableau appartenaient à une élite de la classe moyenne éclairée ; or, dès 1792, la Révolution était devenue l’affaire du peuple, c’est-à-dire celle de ces gens que David avait relégués au rôle de spectateurs de l’événement en les montrant postés sur les appuis de fenêtre. Déterminer avec précision ce qu’est un gouvernement réel, légitime et sûr du peuple, par le peuple et pour le peuple, demeure une difficulté centrale de l’idée démocratique. Il est du reste notable que le tableau du Serment du Jeu de paume de David ne fut jamais terminé.

 
20116005. éditorial: L’avenir de la démocratie Imprimer
Écrit par Dominique WEBER   

Il y a une « haine de la démocratie », analyse en 2005 le philosophe Jacques Rancière 1.

1. Jacques RANCIÈRE, La Haine de la démocratie, Paris, La Fabrique Éditions, 2005.

 La première page, 5, est jointe.

 
20116015. L’homme peut-il survivre à la démocratie ? Imprimer
Écrit par Rémi Brague   

Qui peut nous garantir qu’il est bon d’être, même pour celui qui n’existe pas encore, que l’être sera toujours, en dernière instance, meilleur que le néant, si ce n’est cette métaphysique que nous croyons avoir dépassée ? Une telle certitude ne peut venir de l’espace social. Si la « société » que suppose la démocratie n’a nul  besoin d’une transcendance, l’espèce humaine, si elle veut continuer à exister dans le futur en a, elle, un besoin absolu.   (Texte rédigé pour le volume d’hommage en l’honneur de Thomas De Koninck.)

La première page, 15, est jointe.

 
20116031. La démocratie vit par et avec les vertus Imprimer
Écrit par Herbert SCHLÖGEL   

La pratique de certaines « vertus » démocratiques, dont les traditionnelles vertus cardinales, est requise pour assurer aux régimes démocratiques stabilité et justice sociale. La vie en société se construit d’abord au sein de la famille, pour s’étendre à l’ensemble du corps social grâce à l’éducation des plus jeunes. Dans ce contexte, la doctrine sociale de l’Église, fondée sur la notion de bien commun, peut apporter une précieuse contribution.

La première page, 31, est jointe.

 

 
20116043. Démocratie, humanisme et spiritualité Imprimer
Écrit par Jean MESNARD   

On ne peut raisonner de la même façon sur la société comme corps constitué globalement ou en prenant en compte ses composantes individuelles. Sur  la première peut s’exercer une réflexion purement politique, mais dans le second cas, il conviendra d’embrasser des réalités plus hautes. La démocratie ne peut se développer qu’en se fondant sur des valeurs qui la dépassent. Elle est à ce prix.

La première page, 43, est jointe.

 

 
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