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20115. L’ÉGLISE APOSTOLIQUE

 XXXVI, 5    n°217 septembre–octobre 2011 

Comment rendre compte du fait que les évêques succèdent aux apôtres sans interruption, au point de garantir par leurs personnes la permanence de la dimension apostolique de l’Église ? La notion de succession collégiale, mise en valeur par Vatican II dans Lumen gentium, permet d’éviter l’écueil qui consisterait à se focaliser exclusivement sur la succession individuelle aboutissant à chacun des sièges épiscopaux actuels. En même temps, un équilibre subtil est réalisé pour ce qui est de l’exercice du mandat ainsi conféré : chacun est responsable de toute l’Église, nul ne l’est sans les autres. Ainsi formulée, la succession échappe aux pièges du modèle autocratique comme du modèle démocratique.

 

Éditorial­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­______________________________________________________________________________

 

 Denis DUPONT-FAUVILLE 

 

Thème________________________________________________________________________________

 

Denis DUPONT-FAUVILLE : Les Douze et la succession collégiale

Une lecture de Lumen gentium

 

Andreas Merkt : « Ministère de la tradition » et « charisme de la vérité »                 

 La signification théologique de la succession apostolique chez Irénée de Lyon et chez Augustin

 

Hermann J. POTTMEYER : Le Magistère au service de l’apostolicité de  l’Église

Cardinal Kurt KOCH : La dimension apostolique de l’Église dans le dialogue œcuménique

Aldino CAZZAGO : Les « notes » de l’Église en chaque chrétien

 

Signets_______________________________________________________________________________

 

Benoît XVI : Qu’est-ce que la théologie ?

 

Jean-Robert Armogathe : Sept pièces autour du Pater noster

Prier le Notre Père avec les grandes orgues de l’Abbaye aux hommes

 

Étienne Roulleaux Dugage : L'école catholique en débat

 

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20115002. Couverture Imprimer
Écrit par Communio   

 

Psautier d’Ingeburge de Danemark, reine de France. L’enluminure de ce psautier de la fin du XIIe siècle représente l’Église au jour fondateur de la Pentecôte. Le Saint-Esprit, envoyé par le Père (représenté sous des traits christiques : « qui me voit, voit le Père »1), répand sur les disciples les flots de la grâce divine, ouverts par l’événement de la Croix (visible dans son auréole).

Cette grâce est une : tous les rayons sont similaires, tous proviennent de la même source. Mais elle est en même temps triple, donnant naissance à trois faisceaux. Si l’Église est en effet principalement symbolisée par la figure féminine de la Vierge, elle ne peut se concevoir en dehors des Douze, rassemblés par la prière de Marie mais constituant aussi le cadre qui permet de contempler le Mystère en sa totalité. Les Apôtres appartiennent à l’Église, ils en sont à la fois les piliers et les premiers enfants.

La division ternaire horizontale répond à une division ternaire verticale : le Père, l’Esprit, puis l’Église. En sa double constitution mariale et apostolique, celle-ci figure donc le Corps du Christ. Chacun des deux axes, vertical et horizontal, déploie un mystère analogue de pluralité dans l’unité, qu’il s’agisse de la Trinité ou du déploiement de la grâce ecclésiale.

Enfin, la distinction entre Église terrestre et Église céleste est elle aussi évoquée : les anges dans le ciel répondent en effet aux Apôtres sur la terre.

Ce que symbolise aussi l’arche unique de la nouvelle Jérusalem (avec peut-être un écho, dans les deux groupes de constructions visibles de chaque côté, de l’iconographie romaine de l’Ecclesia ex gentibus et de l’Ecclesia excircumcisione). En sa dimension apostolique, l’Église est ainsi la garante de l’union du ciel et de la terre.

 

1. On peut aussi y voir la figure du Christ qui envoie l’Esprit d’auprès du Père ; il reste que le « lieu » est celui du Père, comme le montre par exemple le rapprochement avec les représentations traditionnelles du baptême.

 

 
20115005. Sommaire Imprimer
Écrit par Communio   

ÉDITORIAL ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

7 Denis DUPONT-FAUVILLE

 

THÈME _____________________________________________

11 Denis DUPONT-FAUVILLE : Les Douze et la succession collégiale.    Une lecture de Lumen gentium


C’est à travers la notion de « collège » que les Pères conciliaires ont abordé le
problème de la succession apostolique. Quelles conséquences en ont-ils tirées
quant au statut des évêques et à leur rôle au sein de l’Église ? L’examen du texte
de Lumen gentium permet en particulier de voir comment, en tant que successeurs
des Douze, les membres du collège épiscopal sont solidairement responsables de
l’Église universelle et comment ils portent celle-ci en communion avec le pape
selon la modalité des Églises particulières, où ils constituent, chacun pour sa part,
le principe et le fondement visible de l’unité.

27 Andreas MERKT : « Ministère de la tradition » et « charisme de la vérité ».

La signification théologique et la succession apostolique chez Irénée de Lyon et chez Augustin

Quelles sont les conditions pour qu’une révélation circonscrite dans le temps
puisse demeurer durablement présente dans l’histoire ? Confronté à cette
question, Irénée formula explicitement le concept de succession apostolique.
Mais que recouvre cette expression ? Comment Augustin l’a-t-il comprise ?

43 Hermann J. POTTMEYER : Le Magistère au service de l’apostolicité de l’Église

La notion d’infaillibilité pontificale a émergé progressivement dans l’histoire de
l’Église. Après la définition dogmatique énoncée par Vatican I (interrompu dans
ses travaux), Vatican II a remis en lumière le rôle de l’ensemble des membres
de l’Église dans la transmission et la consolidation de l’héritage des Apôtres.

55 Cardinal Kurt KOCH : La dimension apostolique de l’Église dans le dialogue œcuménique

En dépit des rapprochements entre l’Église catholique et les Églises réformées
qui ont eu lieu depuis Vatican II, subsiste un désaccord qui semble profond
concernant la succession apostolique. Pour comprendre cette difficulté, il faut
retracer l’origine de cette notion et mettre en lumière les lignes de fracture qui
se sont opérées au cours de l’histoire et qui ont abouti aux divergences actuelles.

 77 Aldino CAZZAGO : Les « notes » de l’Église en chaque chrétien

Peut-on, sans contradiction, accepter Dieu et refuser l’Église ? Celle-ci est le
signe et le moyen de l’union intime avec Dieu. C’est par le chrétien et particulièrement
par le saint que l’Église se communique au monde. La notion d’Église
 comme corps permet de ne pas réduire le thème de l’apostolicité à la
seule succession apostolique.

SIGNETS___________________________

97 Benoît XVI : Qu’est-ce que la théologie ?

Dans le discours prononcé à l’occasion de la remise du Prix Fondation Ratzinger 2011,Benoît XVI propose une réflexion sur ce qu’est véritablement « la théologie», dont l’enjeu est la vérité, et revient sur le rapport entre la foi et la raison pour répondre à la seule question qui vaille : « ce en quoi nous croyons est-il vrai ou non ? »

102 Jean-Robert ARMOGATHE : Sept pièces autour du Pater noster

Prier le Notre Père avec les grandes orgues de l’Abbaye aux hommes

Méditation qui nous amène au cœur de cette prière demandée à Jésus par ses
disciples : prière de Jésus dans sa première partie, prière des disciples dans la
seconde partie, très tôt intégrée dans la prière de la communauté et dans sa
liturgie, elle s’est étonnamment conservée ; c’est celle que l’Esprit nous permet
de prononcer et qui nous constitue ce que nous disons, les enfants du Père,
l’unique Père de Jésus et de l’humanité.

 

113 Étienne ROULLEAUX DUGAGE : L’école catholique en débat

L’école catholique n’échappe pas aux crises qui frappent l’école et la société en
général. Pour tenter de trouver des réponses, commençons par poser les bonnes
questions : qu’est-ce qui justifi e aujourd’hui une école catholique ? Quel service
peut-elle rendre et à qui ? Quel est le savoir essentiel, que la personne doit recevoir
par legs, dès maintenant, et pour sa vie durant pour accéder à une humanité
plus achevée ?

 
20115008. Editorial Imprimer
Écrit par Denis DUPONT-FAUVILLE   

 Les deux premières pages (8 et 9) sont jointes.