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20133. L'Eglise et la Grande Guerre

XXXVIII, 3-4, N° 227-228, mai-août 2013 

1914-1918 : la grande mêlée de peuples commencée en Europe et étendue aux dimensions du monde reste cent ans après un abîme de contraires et de paradoxes. Loin d’y échapper, les catholiques en offrent une saisissante illustration. L’unité de l’Eglise est mise à rude épreuve par les frères ennemis tandis que Benoît XV, père attendu et récusé, appelle vainement à la négociation et énonce les conditions d’une paix véritable que les traités seront incapables de faire advenir. L’échec du pape marque aussi son retour sur la scène internationale.

Partageant le sentiment général d’une juste guerre, les catholiques des pays belligérants ont conscience de devoir servir leurs patries respectives tout autant que leur commune Eglise. La lutte qui les sépare de leurs coreligionnaires ennemis conduit certains d’entre eux vers leurs compatriotes et alliés d’autres religions. Elle contribue parfois à les réintégrer à la vie politique.

L’horreur du front rend souvent plus présente la figure du Crucifié et c’est sous la croix que reposent tant de morts européens. La guerre ne provoque pas un « réveil » religieux durable mais fait naître les totalitarismes et prépare de nouvelles tragédies. Pire, la paix attise le désir de revanche en même temps qu’elle aveugle les vainqueurs sur des périls bien plus grands qu’en 1914. Pourtant, la grande épreuve jette aussi les semences d’improbables rapprochements : œcuménisme, lutte au nom du Christ contre les totalitarismes, pardon mutuel et refus du cycle sans fin de la vengeance.

Dieu écrit droit en lignes courbes…

 

 

0 – 14-18, défense ou autodestruction de la civilisation?  Olivier Chaline

1 - Mesure de la démesure : la Première Guerre mondiale  Olivier Chaline

2 - Le clergé et la nation en guerre  Nadine-Josette Chaline

3  - Les femmes catholiques dans la Grande Guerre  Magali della Sudda

4 - Les aumôniers militaires de la Grande Guerre   Xavier Boniface

5 - La Grande Guerre des religieuses  Monique Luirard

6 - La custodie franciscaine de Terre Sainte dans la tourmente  Giuseppe Buffon

7 – Des missionnaires d'Asie dans la Grande Guerre  Paul Christophe

8 - Benoît XV et la Grande Guerre  Philippe Chenaux 

9 - Les conséquences religieuses de la guerre  Yves-Marie Hilaire

10 - Charles d’Autriche, les raisons d’une béatification  Olivier Chaline

11 - La génération sacrifiée : les écrivains tués en 14  Pierre Cahné

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20133001. Exergue Imprimer
Écrit par Communio   

« Que l’on dépose de part et d’autre le dessein de s’entre-détruire. Que l’on y réfléchisse bien : les Nations ne meurent pas

 
20133002. Commentaire de l’illustration de couverture Imprimer
Écrit par Jean Beauvais   
Le frère Jean Beauvais, dominicain, a peint en 1916, l’année de
Verdun et de la Somme, pour le couvent de Bayonne, cette huile sur toile
(137 × 149 cm, conservée dans le presbytère de l’église Saint Joseph par
la Communauté Saint-Martin, à Bayonne), qui résume bien des aspects
de la présence ecclésiastique masculine auprès des soldats. Quelque part
dans un village exposé de la zone du front (le château a été incendié par un
obus), un prêtre dit la messe. Il n’a que des hommes en bleu horizon pour
fidèles. L’autel improvisé, dehors, est surmonté de deux grands drapeaux
français au-dessus desquels brille une croix : in hoc signo vinces. Le sacrifi-
ce non-sanglant célébré par le prêtre renvoie à celui du Christ sur la croix,
mais aussi englobe implicitement celui, potentiel, des soldats pour le salut
de la patrie. La croix du premier plan domine le canon de 75 et le trou dans
la terre, cratère d’obus ou tombe ouverte. Les deux brancardiers peuvent
fort bien être prêtres, eux aussi.
 
20133003. Sommaire Imprimer
Écrit par Communio   
Le sommaire, avec les résumés des articles est disponible en téléchargeant le fichier pdf:
 
20133005. ÉDITORIAL : 14-18, défense ou autodestruction de la civilisation ? Imprimer
Écrit par Olivier CHALINE   
En 1914, tous les belligérants furent convaincus de défendre la civilisation face
à la barbarie. En 1939, le souvenir de la tuerie rendit aveugle sur l’ampleur du
péril totalitaire pour l’humanité. Si l’attitude de la papauté fut différente, elle
n’en demeurait pas moins animée par le même souci d’éviter puis de limiter la
catastrophe.
 
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