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20163. L'Inspiration des Écritures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 N°245 mai-juin 2016 Posté

 Depuis la constitution dogmatique Dei Verbum de Vatican II, la théologie de l’Inspiration demande à être développée : le Pape Benoît XVI ne continue-t-il pas à appeler de ses vœux cet approfondissement en 2011 dans l’exhortation postsynodale Verbum Domini ? Après avoir fait le point sur ce qu’est l’inspiration et comment on a pu la définir au cours de l’histoire, ce numéro de Communio propose quelques pistes de recherche.

Éditorial   Régis Burnet

Thème

 Jean-Robert Armogathe   L’Inspiration de saint Matthieu – Note sur deux tableaux  du Caravage

Michel Costantini   Dialogue avec l’Absent/Présent

Jean-Robert Armogathe  Qui écrit ? Petite histoire de l’inspiration

Olivier Riaudel  De l’écrivain inspiré à l’inspiration du texte

Olivier-Thomas Venard  De la soumission au don libérateur de soi

Michel Younès  L’Inspiration en christianisme et en islam

Signets

 Marguerite Léna — La Communauté Saint-François-Xavier  Une initiative apostolique

Henrique de Noronha GalvãoPour une théologie de Fátima – Cent ans après

 In memoriam : Georges cardinal Cottier (25 avril 1922 – 31 mars 2016)

In memoriam : Michel Sales, sj (11 novembre 1939- 27 avril 2016)

 

 

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20163001. Couverture Imprimer
Écrit par Communio   
Le Caravage (Michelangelo Merisi da Caravaggio, 1571‑1610), Saint Matthieu et l’ange (vers 1602), chapelle Contarelli, Saint‑Louis‑des‑Français, Rome. Voir dans ce cahier l’article L’Inspiration de saint Matthieu – Note sur deux tableaux du Caravage p.17
 
20163003. Exergue Imprimer
Écrit par Communio   
« Chaque fois que le Verbe de Dieu s’est adressé à un prophète ou un patriarche, c’est Sion tout entière qui enfanta le Verbe du Seigneur, tout comme la Vierge conçut et enfanta le Verbe fait chair. » Rupert de Deutz, De trinitate …, in Isaiam lib. II, PL 167, col. 1362 BD
 
20163004. Sommaire Imprimer
Écrit par Communio   

6 Éditorial

par Régis Burnet  

Thème  L'Inspiration des Écritures

17 Jean‑Robert Armogathe : L’Inspiration de saint Matthieu – Note sur deux tableaux du Caravage

En 1602, Caravage peignit deux représentations successives de saint Matthieu rédigeant son évangile, l’une conservée à Saint‑Louis‑des‑Français à Rome et l’autre détruite dans l’incendie du Friedrich‑Kaiser‑Museum en 1944, mais connue par des photographies. Dans l’une l’ange tient la main de Matthieu, alors que dans l’autre, il murmure à son oreille. Ces deux mises en scène révèlent deux conceptions bien différentes de l’inspiration.

23 Michel Costantini : Dialogue avec l’Absent/Présent Qu’es‑ce que l’inspiration ?

Avant de parler de l’Inspiration des Écritures, il convient de se questionner sur ce concept hérité des Grecs. Il se définit essentiellement comme ouverture à autrui ou à l’Autre par le truchement d’un texte. Lire un texte inspiré, c’est s’incorporer l’Autre, reconnaître sa trace dans l’écrit, se vouer à le chercher et à le (re) connaître par l’interprétation, pour finalement dire : « Tu es en moi, je suis en Toi ».

37 Jean‑Robert Armogathe : Qui écrit ? Petite histoire de l’inspiration

« Dieu est l’auteur de l’Écriture sainte » : voilà une proposition qui traverse toute l’histoire de l’exégèse, et sur laquelle un consensus semble être établi. Mais cette unanimité de surface cache des interprétations différentes, voire contradictoires. Que faut‑il entendre, en effet par « être auteur » ? Qui écrit l’Écriture ? Du IVe siècle à Vatican II, voici une petite histoire de cette formule.

53 Olivier Riaudel : De l’écrivain inspiré à l’inspiration du texte

Lui aussi influencé par les travaux de François Martin, Olivier Riaudel propose un déplacement d’accent de la théologie de l’inspiration. Plutôt que de tout faire reposer sur l’auteur inspiré, il suggère de « tenir la Parole pour l’instance fondatrice de l’Écriture et l’Écriture pour le lieu de manifestation de la Parole ».

63 Olivier‑Thomas Venard : L’inspiration des Écritures – Esquisse d’une problématique à la lumière des travaux de François Martin

Se fondant sur les travaux de François Martin (1950‑2001), Olivier‑Tomas Venard définit une théologie non pas de l’auteur, mais de la lettre, qui tient compte des avancées des techniques d’analyse littéraire. Il propose de substituer à la dichotomie parole/écriture une distinction entre, d’une part, la communication et, d’autre part, la force d’énonciation qui tend à se dire en communiquant le message. Il propose également une étude approfondie de la pratique de l’accomplissement des Écritures dans le judaïsme ancien.

89 Michel Younès : L’inspiration en christianisme et en islam

Si christianisme et islam ont recours à la notion d’inspiration, les deux religions n’ont pas la même définition. En effet, alors que la référence à un texte inspiré en christianisme ne se fait pas en dehors de l’histoire des hommes qui le composent, sous la motion de l’Esprit de Dieu qui guide son accomplissement, le dogme musulman du Coran incréé, qui s’impose à partir du IXe siècle, restreint le champ de l’inspiration au seul texte, considéré désormais comme étant la copie conforme de la parole incréée de Dieu, indépendamment de l’histoire.

 Signets

 101 Marguerite Léna : Une initiative apostolique –  La Communauté Saint‑François‑Xavier
      À l’occasion des cent ans d’existence de la Communauté Saint‑François‑Xavier fondée par Madeleine Daniélou, l’auteur présente l’originalité et la spécificité  de l’engagement – au service d’une mission de formation humaine et spirituelle – pris par celles qui ont répondu à un appel personnel de Dieu. Ce qui les a menées à élargir leurs tâches, de la vie scolaire à la formation et intellectuelle, accompagnement psychologique et spirituel, retraites, qui les a menées à élargir leurs tâches, en lien avec d’autres aceurs de la vie de l’Église.
    
111 Henrique de Noronha Galvão : Pour une théologie de Fátima – Cent ans après
      Le centenaire des apparitions de la Vierge aux jeunes bergers de Fátima (1917) es un événement majeur dans le monde ibérique. Un grand théologien portugais explique comment ce phénomène de piété populaire contient un message théologique particulièrement important pour notre époque.

122 In memoriam Georges cardinal Cottier (25 avril 1922 ‑ 31 mars 2016)

123 In memoriam Michel Sales, sj (11 novembre 1939 ‑ 27 avril 2016)


Nous remercions Jean‑Robert Armogathe pour son concours gracieux comme traducteur.

 
20163006. Editorial Imprimer
Écrit par Régis Burnet   

La première page, 6, est jointe

  Lorsqu’on parle de l’inspiration des Écritures, deux réactions sont à attendre, suivant l’interlocuteur – s’il n’a pas réfléchi à la question, il y verra une sorte de dictée sacrée, comme l’ange qui tient la main de saint Matthieu dans la première des deux versions du Caravage commentées dans ce numéro par J.R. Armogathe 1 , si cest un exégète, il observera un silence prudent, profond et méditatif. Le théologien pense que l’inspiration biblique est une question pour lexégète qui la tient pour une question de théologien. Comme l’écrivait avec ironie Karl Rahner en 1958 : « Si lon veut rester vrai, on doit avouer que la plupart des exégètes catholiques certes ne nient pas l’inspiration des Écritures ni ne la mettent en doute, mais la laissent bien de côté, avec l ’impression qu’elle ne leur apporte pas grandchose dans laccomplissement de leur propre tâche 2 . »

  Car lhistoire de linspiration est complexe et bousculée dans deux directions contradictoires, les unes attribuant tout à Dieu (la dictée) ; les autres tout à lhomme (la libre création). Or le double souci d assurer lauthenticité divine de la Révélation, et donc d ’éliminer les altérations et interférences des intermédiaires, d ’une part, et d ’autre part de respecter le libre arbitre des auteurs, et de donner droit à une réflexion sur ce qu’est un texte et un auteur semble conduire à une impasse, ou du moins à une aporie. La théorie de la dictée et ses limites.

La théorie de la dictée et ses limites  

Ainsi que l’explique l’article de J.R. Armogathe qui fait lhistorique des diverses théories de linspiration avancées dans lhistoire 3, la théorie de la dictée fut pendant longtemps la plus répandue, tout en soulevant de grandes difficultés. Un exégète anglican fort original, Austin Farrer (19041968), a expliqué pourquoi on peut la considérer comme une position intenable 4. Dans la dictée, disaitil, tout se passe comme si des sténographes avaient pris au vol le discours d un 3 4 important personnage, lorsque son secrétaire arrive, avec le texte du discours et se met à le dicter. Les notes sténographiques deviennent alors inutiles. Or le Christ est la Révélation divine par excellence :

 

1 L’inspiration de saint Matthieu. « Note sur deux tableaux du Caravage », p. 17.

2 Karl Rahner, Über die Schrift‑Inspiration,  1, Herder, Freiburg‑Basel‑Wien, 1958, p. 15.

3 « Qui écrit ? Petite histoire de l’inspiration », p. 37.

4 A. Farrer , Glass of Vision , Bampton Lectures 1948 « Quæstiones disputatæ »  Dacre Press, Westminster, 1948, p. 37. 

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20163017. L’Inspiration de saint Matthieu – Note sur deux tableaux du Caravage Imprimer
Écrit par Jean-Robert Armogathe   

En 1602, Caravage peignit deux représentations successives de saint Matthieu rédigeant son évangile, l’une conservée à Saint-Louis-des-Français à Rome et l’autre détruite dans l’incendie du Friedrich-Kaiser-Museum en 1944, mais connue par des photographies. Dans l’une l’ange tient  la main de Matthieu, alors que dans l’autre, il murmure à son oreille. Ces deux mises en scène révèlent deux conceptions bien différentes de l’inspiration.

La première page, 17, est jointe.
 
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