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Prochains numéros

N°255 les magistères

N°256 Notre Père IV: le Pardon

 

Numéros en ligne : 2009
  • Le Christ Juge et Sauveur   ( 12 Articles )

    XXXIV,5 n°205, septembre-octobre 2009

    « Pour juger les vivants et les morts » : le thème du jugement dernier a marqué la tradition chrétienne. En réaction, le XXème siècle a proposé des théologies qui permettent "à tous d'aller au paradis". Entre jugement et salut, quelle place pour la miséricorde ?

    La foi chrétienne implique l’espérance que le jugement ne sera pas un acte de destruction mais de manifestation de la vérité et de la justice. Car le juge ne sera nul autre que Jésus Christ lui-même, le Crucifié ressuscité, qui dans sa vie et sa mort est allé jusqu’au bout  chercher  ce qui était perdu afin de le sauver.

  • La Paternité   ( 11 Articles )

    XXXIV, N°206, 6 , novembre-décembre 2009

    La paternité humaine est une des deux faces de la condition parentale.

    Enracinée profondément dans une naturalité biologique, elle doit être assumée, construite.
    Comme la paternité de Dieu, la paternité humaine est don aussi bien qu’abandon.
    C’est une condition inscrite dans la nature humaine mais qui doit être déployée par une fidélité libre.
    Elle est une figure de l’autorité mais qui doit être comprise comme un service et exercée dans la tendresse.
     
  • L'Action sociale de l'Eglise   ( 20 Articles )

    XXXIV, 3-4 n°203-204, mai-août 2009

    Quand elle invite les chrétiens comme tous les hommes à œuvrer en vue du bien commun, l’Église exerce de fait une action sociale et donne au Christ le visage de la charité.
    Un est le principe, multiples sont les figures qui en découlent. Ce que l’Église dit aux sociétés est au service de tous. Spécialement en matière de bioéthique : ce qu’elle dit vaut pour tout être qui est essentiellement l’un d’entre nous.

    Le Bon Samaritain en couverture, est l’emblème de cette action.

  • La Prière   ( 12 Articles )

    XXXIV, 2 n°202, mars-avril 2009   voir aussi "la prière du chrétien" en 1985, n°60, juillet-août

    "Seigneur apprends-nous à prier"

    Voilà la question des apôtres reprise par les croyants. Le Christ a répondu avec le Notre Père, et avec des paroles de psaumes.

    Dans les évangiles, les chrétiens peuvent regarder et entendre Jésus prier. _

    Il s'est instauré une tradition spirituelle solide de prière personnelle ou en Église. _

    Interroger d'autres traditions religieuses, par exemple le bouddhisme, n'est pas sombrer dans le syncrétisme, mais rechercher une émulation dans la prière.

     

     

  • L’entrée du Christ à Jérusalem   ( 9 Articles )

    XXXIV, 1 n°201 janvier-février 2009

    L’entrée messianique du Christ à Jérusalem, rapportée par les quatre évangélistes, inaugure et accomplit à la fois le mystère pascal.
    Tissés de correspondances et de réminiscences de l’Ancien Testament, ces textes manifestent l’instauration d’un Royaume dont l’humilité est la gloire.

    Jésus fait entrer son Corps tout entier dans le sanctuaire de l’Alliance nouvelle et éternelle.

     

    Sommaire

    ÉDITORIAL ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    7 Guy BEDOUELLE: La « joyeuse entrée » du Christ dans le mystère pascal

    L’entrée du Christ à Jérusalem qui est rappelée, et même célébrée le dimanche des Rameaux, devient le portail de la Semaine sainte, épousant en quelque sorte la construction des Évangiles : le mouvement de kénose et de résurrection y est inauguré, mais aussi accompli dans l’entrée et la sortie de Jérusalem.

    THÈME ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    13 José GRANADOS: Le nouvel Hosanna dans le nouveau Temple: l’entrée de Jésus à Jérusalem

    Ce commentaire théologique de l’entrée du Christ à Jérusalem montre que le cri «hosanna », qui au début était un appel au secours, devient finalement attestation du salut. L’épisode est moins une entrée dans Jérusalem qu’une entrée dans le Temple. En chassant les vendeurs, le Christ opère une nouvelle dédicace du Temple : geste de purification et de réconciliation que va opérer sa croix. Sa présence physique dans l’enceinte du Temple indique la présence renouvelée de Dieu dans un autre Saint des saints qui sera le corps du Christ eucharistique et ecclésial ouvert à l’humanité entière.

    37 Knut BACKAUS: Habiter au Sanctuaire Jésus-Christ et le Temple

    L’incarnation de Jésus-Christ a bouleversé la vie religieuse des croyants dans le culte rendu à Dieu et surtout dans leur conception du sanctuaire. Le Christ devient dans sa personne même le sanctuaire, personnalisation qui fait de Lui la sainte demeure que les hommes sont invités à habiter, pour vivre de la plénitude de l’amour du Christ, en réponse à l’exigence du Père qui veut être adoré en esprit et en vérité.

    53 Philippe LEFEBVRE : L’entrée du Christ à Jérusalem Lumières de l’Ancien Testament

    Entrer à Jérusalem, c’est, pour le Christ, un acte « géographique » – à la fois modeste et chargé de gestes anciens – qui signe sa royauté. Il récapitule les rois qui se sont succédé à Jérusalem : roi porteur de pain et de vin, comme Melchisédeq, mis au tombeau sous une lourde pierre comme Adomisédeq, présent royalement dans la cité avant qu’elle ne soit accessible, comme David.

    Jésus Christ entre dans sa cité et nous fait entrer dans les Écritures.

    71 Gaetano PASSARELLI: La Fête des enfants : regards sur la fête et sur l’iconographie de l’entrée de Jésus à Jérusalem

    La tradition qui rappelle la participation des enfants à la fête des Rameaux est très ancienne, bien qu’elle ne figure pas dans les Évangiles. Si on a pu penser que le terme d’enfants concerne les catéchumènes, « infantes », qui suivent la procession, les récits de pèlerinage et l’iconographie font référence à des enfants même très jeunes qui, portant des palmes, participent à la fête de l’entrée du Christ à Jérusalem : monté sur un ânon, il s’avance en roi pacifique, « plein de douceur », comme l’avaient prédit les prophètes.

    85 Monika PONIATOWSKA: La symbolique de l’âne dans la religion et la culture

    L’âne est fortement inscrit dans la tradition de l’Église, de l’Ancien au Nouveau Testament, de l’ânesse de Balaam à l’âne de la crèche et à l’ânon qui portait Jésus lors de son entrée à Jérusalem. À l’inverse de la réputation traditionnelle qui fait de l’âne un animal borné et têtu, la Bible et les Saints honorent l’âne pour sa sagesse et sa fidélité.

    93  Jean-Michel POFFET : « Tous font en toi leur demeure ! » Regards sur Jérusalem

    Comment expliquer la tension que connaît Jérusalem entre sa vocation à l’universalité et les affrontements entre les diverses communautés qui ne cessent de la déchirer ? Faute de prendre en compte l’histoire et la portée symbolique des lieux auxquels sont attachés ceux qui en tirent leur identité, on ne peut aboutir à un statut de la ville qui satisfasse à la fois chacune des grandes religions et chacun des deux peuples qui la revendiquent.

    SIGNET ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    103 Isabelle MOULIN : Cana: signe d’Amour et d’Alliance

    Sans nier la spécificité du récit des noces de Cana qu’on ne trouve que dans l’Évangile de Jean, l’auteur apporte néanmoins un nouvel éclairage en le rapprochant d’autres récits – différents – tirés des synoptiques et portant sur la présence de l’Époux au cours du repas avec les pécheurs et la discussion sur le jeûne avec les Pharisiens et les disciples de Jean-Baptiste. En plaçant sa réflexion sous le signe de l’Amour et de l’Alliance, l’auteur insiste de façon particulièrement éclairante sur la dimension messianique de cet épisode.