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20175029. L’esprit à l’œuvre Imprimer
Écrit par Duchesne Jean   
La Tradition catholique est dynamique, c’est la transmission de la vie même de Dieu, qui est communication au sein de la Trinité et s’extériorise dans la Création, puis dans la Révélation, achevée avec la Pentecôte : l’Esprit Saint, invisible et muet mais présent et actif de toute éternité aux côtés du Père et du Fils, entretient, dans le temps de l’Église, cette dynamique qui, loin d’inspirer des ambitions d’appropriation, aspire au contraire dans son élan de don de soi et de communion.
 
20175021. Tradition et vie de l’Église – Une première exploration Imprimer
Écrit par Schröder Joris   

Thème

Tradition et vie de l’Église –  Une première exploration

La Tradition n’est pas seulement un contenu transmis : c’est la mémoire vivante de l’Église comme communauté, où la foi s’enrichit dans la pratique liturgique, la vie religieuse et le témoignage des martyrs.

 
20175007. Editorial La tradition, une chose neuve Imprimer
Écrit par Armogathe Jean-Robert   

16.00

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« Ce que les Apôtres ont vu dans la source les a assurés de toute la suite ; ce que nous voyons dans la suite nous assure de ce qu’on a vu et admiré dans la source » (Bossuet)[1].

 

 

Au commencement était la tradition : autrement dit, ce que Jésus avait dit et fait a, pendant plusieurs générations, été transmis oralement. Les spécialistes ne sont pas d’accord sur la date de la première fixation écrite des récits évangéliques, mais un consensus existe pour estimer que les petites communautés de croyants qui, chacune à sa manière, adhéraient à la Voie, ont transmis pendant plusieurs générations, de façon orale, les composants essentiels du message (le kérygme). La fixation par écrit n’a pas arrêté la transmission orale, qui s’est poursuivie jusqu’au milieu du IIè siècle : en témoignent ces dits et ces actions de Jésus ignorés des textes canoniques et rapportés par des pièces archéologiques datées du IIè siècle (ce qu’on appelle des agrapha, c’est-à-dire des dits non canoniques).

Dans beaucoup de langues, le mot tradition est équivoque, car il désigne à la fois le fait de transmettre, la transmission, et le contenu qui est transmis qu’on appelle aussi tout simplement tradition. Le mot grec paradosis ne fait pas exception (dans la langue classique), mais dans le Nouveau Testament, il désigne toujours le contenu transmis, et non pas celui qui transmet ni le mode de transmission (voir la note en annexe). Mais il faut tenir compte d’autres passages qui se réfèrent à la tradition sans utiliser le mot (par ex., quand Paul parle de « recevoir », 1 Thessaloniciens 2, 13). Enfin, le contenu de cette transmission n’est pas toujours précisé : il s’agissait probablement des paroles et actes de Jésus à la Cène, ou d’une brève déclaration christologique (« Jésus est Seigneur »[2]`) ou encore d’une liste des apparitions (et des témoins) du Ressuscité.

Mais quand on scrute cette tradition, on ne peut pas ne pas buter sur la question du Canon[3] : quand les Écritures chrétiennes furent-elles encadrées, « canonisées », de sorte qu’elles ont enfermé en elles tout le contenu de la Révélation ? On sait qu’entre 100 et 150 plusieurs textes circulèrent, reçus comme des témoignages authentiques de l’enseignement des Apôtres : la Didachè, la lettre de Barnabé, les lettres d’Ignace, le Pasteur d’Hermas, mais aussi les deux lettres de Pierre, l’Apocalypse (et peut-être aussi tout le corpus johannique, Évangile et Épîtres) et les lettres pastorales pauliniennes. Tous ces textes circulaient en parallèle avec une tradition orale.

Mais tout a changé vers le milieu du IIè siècle, selon un consensus des exégètes : tandis que la Parousie, le retour attendu du Christ, tardait à se produire, les communautés prirent conscience de l’histoire ; jusqu’alors les croyants avaient vécu dans un entre-deux, attendant le retour du Seigneur. Ils prirent alors conscience de la différence entre l’« âge apostolique » et leur propre génération. Un témoin privilégié est un certain Quadrat, évêque d’Athènes vers 126, le premier apologiste du christianisme, dont on ne connaît qu’un fragment, cité par Eusèbe de..............


[1] Bossuet, [Première] Instruction pastorale [1700], 23, éd. Lachat, Paris, 1864, t. 31, p. 106.

[2] Larry W. Hurtado Le Seigneur Jésus Christ. La dévotion envers Jésus aux premiers temps du christianisme, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio divina », 2009.

 

 

 

 
20175006. Sommaire avec résumés Imprimer
Écrit par Communio   
  • 7- Éditorial : Jean-Robert Armogathe : La tradition, une chose neuve

Thème

21- Joris Schröder : Tradition et vie de l’Église –  Une première exploration

La Tradition n’est pas seulement un contenu transmis : c’est la mémoire vivante de l’Église comme communauté, où la foi s’enrichit dans la pratique liturgique, la vie religieuse et le témoignage des martyrs.

29- Jean Duchesne : L’esprit à l’œuvre

La Tradition catholique est dynamique, c’est la transmission de la vie même de Dieu, qui est communication au sein de la Trinité et s’extériorise dans la Création, puis dans la Révélation, achevée avec la Pentecôte : l’Esprit Saint, invisible et muet mais présent et actif de toute éternité aux côtés du Père et du Fils, entretient, dans le temps de l’Église, cette dynamique qui, loin d’inspirer des ambitions d’appropriation, aspire au contraire dans son élan de don de soi et de communion.

 

39- Jean-Robert Armogathe : Note sur Traditio chez Tertullien

Le théologien africain Tertullien (vers 155-160-après 220) s’est trouvé confronté à devoir exposer en latin la « règle de foi » chrétienne. Pour expliquer la tradition (et la défendre devant des hérétiques), il a recours à un terme de droit, qui entraîne une définition dynamique de la transmission apostolique.

 

47- Peter Henrici : La Tradition De l'implicite vécu à l'explicite connu

                              Une relecture de Maurice Blondel, Histoire et Dogme

L’historicisme de Loisy et le fondamentalisme de ses adversaires ont conduit Maurice Blondel à proposer en 1904 une définition de la Tradition intégrée dans l’Église comme l’exact développement de la double nature humano-divine du Christ.

 

59- Julia Knop : Herméneutique de la réforme – Réforme de l’herméneutique

Sur le progrès et le renouvellement de la tradition de l’Église

Entre rupture et continuité, Benoît XVI a proposé le paradigme de la réforme pour les développements doctrinaux rendus possibles par Vatican II et mis en œuvre par le pape François. À partir des exemples de la liberté religieuse, de l’œcuménisme et de la liturgie, l’auteur montre que le jugement théologique qui valide l’ancienne Tradition, sert de preuve à une légitime réforme, c’est-à-dire à une substantielle continuité malgré un changement de la forme.

 

73- Damien Artiges : Livrer et se livrer  la tradition chez Karl Barth

Abordant le thème de la Tradition, Karl Barth rappelle que dans le Nouveau Testament « transmettre », c’est livrer Jésus Christ, en deux sens : comme transmission de l’Évangile ou comme trahison. Paul et Judas, tout opposés qu’ils soient, sont réunis par le choix premier de Jésus de se livrer soi-même.

83- Alfred Bodenheimer : La momie de Joseph, le livre de Josias

Garantie et péril de la tradition prophétique juive

La momie de Joseph, les livres saints retrouvés par Josias: à partir de ces deux exemples, l’auteur réfléchit sur la tradition prophétique en Israël, entre la certitude de la foi et l’intermittence de la mémoire.

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Dossier :

De quelques convertis du XXè siècle

 

93- Ángel Manuel Rodríguez Castillo : Manuel García Morente, une conversion peu ordinaire

L’Espagnol Manuel García Morente, (1886-1942) offre l’exemple d’une conversion spectaculaire. Fils d’un médecin athée et d’une mère très pieuse, il vint en France poursuivre ses études de lettres et philosophie et suivit les cours de Bergson. La guerre civile, l’exil à Paris, loin des siens, l’ébranlèrent profondément et le menèrent à « cette nuit du 29 au 30 avril 1937 où se produisit le "fait extraordinaire" », véritable chemin de Damas qui le conduira au sacerdoce en décembre 1940 ; jusqu’à sa mort, il partagea sa vie entre sa charge sacerdotale et ses cours de philosophie à l’université. 

 

102 - Marie-Jeanne Coutagne : À la vérité de toute mon âme.....  La conversion de Ali Mulla-Zadé devenu Monseigneur Paul Ali Mulla Zadé

 

Itinéraire spirituel de Mehémet Ali Mulla-Zadé (1882-1959),  jeune musulman issu d’une famille  turque de Crète, venu faire ses études en France, d’abord à Aix-en-Provence où il suivit les cours de Maurice Blondel; baptisé sous le nom de Paul, ordonné prêtre en 1911, nommé professeur à l'Institut Pontifical d'Études Orientales (Rome)  en 1924, il  devint prélat d’honneur et fut cité par Pie XI dans son encyclique Rerum orientalium du 8 septembre 1928.

 

Signet :

 

113 - Grégory Solari: John Henry Newman – La croyance au naturel

 

C’est dans la Grammaire de l’assentiment (1870), que Newman expose le mieux la conviction qui l’habite dès le premier moment de sa réflexion sur le rapport entre la foi et la raison, centrale dans sa vie aussi bien que dans sa pensée: croire est naturel. Rappelant la phrase de saint Ambroise que Newman plaça en exergue - «  Ce n’est pas par la dialectique qu’il a plu à Dieu de sauver son peuple »- l’auteur tente d’expliquer ce que Newman entend  par « assentiment ».

 

Nous remercions Nicole Bonnaterre, Noémie Piacentino, Bernard Pottier et Isabelle Rak pour leur gracieux concours comme traducteurs.

 

 

 
20165300. Suite missionnaire de George Desvallières Imprimer
Écrit par Communio   
*Vendredi 23 juin* Fête du *Sacré-Cœur* tant vénéré par George Desvallières. 

L’artiste croyant témoigne de l’amour du Christ pour l’humanité, en temps de paix,en temps de guerre, de 1905 à 1939 dans plus d’une cinquantaine de dessins ou d’œuvres majeures(voir Index, Catalogue Raisonné, Tome I)! CR 1659, *Sacré-Cœur*, 1920, Huile sur carton, 104 x 74 cm, Saint Germain-en-Laye, Musée départemental Maurice-Denis « Le Prieuré » 

 

 *Dimanche 25 juin,* un des descendants du peintre, David-Francesco, va recevoir le sacrement de l’ordre comme prêtre du diocèse de Meaux, envoyé par les Missions Étrangères de Paris au Cambodge.

 

La liturgie de la messe sera celle du Sacré-Cœur.

David-Francesco a choisi un dessin et un tableau de son aïeul pour illustrer ce grand moment :

*L’encensement du prêtre à l’autel*, vers 1926, CR 1813 et

*L’encensement du prêtre à l’autel*, 1926, CR 1814.

Touché par cet hommage au Seigneur que le peintre représente comme l’encens qui les enveloppe, son choix n’est pas anodin. Il se souvient, lui qui va partir en mission au Cambodge, que George Desvallières a été marqué et inspiré par la personnalité du père Vincent Lebbe (1877-1940), missionnaire belge en Chine dès 1901, où il a créé des communautés locales.

 

Photo de l'invitation *L’encensement du prêtre à l’autel*, vers 1926,

CR 1813 Aquarelle, gouache et encre sur papier, 22 x 16 cm,  Collection particulière.

Vous pourrez suivre *en direct* l’ordination sacerdotale de David-Francesco DINTZNER depuis le site internet du diocèse : www.catho77.fr

Donc rendez-vous *Dimanche 25 juin 2017 à 15h30*, en la cathédrale St Etienne de Meaux, avec Mgr Jean-Yves Nahmias .

Diffusez l’information autour de vous, que nous soyons le plus grand nombre autour de David-Francesco à vivre l’ordination sacerdotale de David-Francesco DINTZNER.

 Dans la joie de cette fête, nous vous renouvelons notre amitié…

 

Catherine et Priscilla

 Catalogue Raisonné George Desvallières  www.georgedesvallieres.com
 
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