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Mardi 10 mars: soirée hommage à Benoît XVI, en partenariat avec Communio Début mars paraîtra aux éditions Artège la traduction française d'homélies inédites du pape Benoît XVI: Le Seigneur nous tend la main. A cette occasion, le mardi 10 mars, à l'église Notre-Dame de l'Assomption de Paris, le cardinal Kurt Koch et Monseigneur Jean-Pierre Batut, membre du comité de rédaction de Communio, rendront hommage à celui qui fut à la fois , comme son maître Augustin, théologien et pasteur.

Comment peut-on encore croire en Dieu sans reconnaître le Christ ? – Réflexions sur les difficultés de la création et de l’évolution

Mgr. Peter HENRICI
L’apologétique - n°231 Janvier - Avril 2014 - Page n° 45

En prenant conscience de l’immensité spatiale et temporelle de l’univers, la science moderne rend beaucoup plus difficile qu’autrefois la croyance en un Dieu créateur d’une création devenue littéralement irreprésentable et soumise à une évolution peut-être aléatoire. Reste qu’il n’y a de création et d’évolution – de monde qui existe – que pour une intelligence qui les pense, mais ne peut que les penser. Reconnaître le Logos au principe du monde et avec lui la nature divine de l’homme Jésus en qui tout est récapitulé, c’est se donner les moyens d’articuler ce qui sans la foi resterait incompréhensible : le cosmos et la pensée humaine.

 

 

 

 

La foi en Dieu est aujourd’hui devenue objectivement plus diffi cile que dans le passé. L’Antiquité et le Moyen Âge se représentaient un cosmos fermé par le ciel et au milieu duquel reposait la terre. Il était ainsi relativement facile de croire en un Dieu situé hors du cosmos, qui le mettait en mouvement, voire qui l’avait créé. Les révolutions copernicienne, puis galiléenne commencèrent à ébranler cette croyance en faisant de la Terre l’une des planètes qui tournent autour d’un centre, le soleil. Dieu devait désormais être tenu pour le créateur et le gardien de l’ordre du système solaire. Telle était encore, par exemple, la conception d’un Newton et elle tint bon aussi longtemps que l’on ne chercha pas à y intégrer l’irrégularité irrationnelle du ciel des étoiles fixes lui-même autrement que « comme des pustules sur un visage » (Hegel). D’autres penseurs comme Giordano Bruno ou Blaise Pascal prirent alors acte des effets produits sur l’ancienne croyance d’un univers désormais conçu comme infini : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.1 » Aujourd’hui, nous devons tenir compte du fait que notre système solaire se trouve quelque part à la lisière de la Voie Lactée, qui n’est qu’une galaxie parmi peut-être des milliards d’autres semblables. Où reste-t-il ici encore de la place pour Dieu ? Telle est la situation « objective », même si, dans nos façons de sentir et de nous comporter spontanément, nous vivons toujours, malgré le petit bond sur la lune que nous a permis le voyage spatial, dans le monde antique ou médiéval. [...]

 

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1. Blaise PASCAL, Pensées, éd. Lafuma, § 201.

 

 

 


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