Editorial

« L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins », affirmait Paul VI en 19751.

 

 

Les Concordances de vocabulaire des grands conciles œcuméniques montrent d’ailleurs toute l’importance qu’a prise la constellation sémantique du témoignage dans les Actes du dernier Concile, désormais largement relayée2. Le problème est que l’usage intensif de ce vocabulaire risque parfois de diminuer sa précision conceptuelle.

Or, dans l’encyclique de Paul VI, l’appel à témoins lancé à l’homme contemporain participe d’une réflexion sur les nouvelles conditions de l’évangélisation à la fin du XXe siècle. Tout en concédant que « l’homme moderne rassasié de discours se révèle souvent fatigué d’entendre et, pire encore, immunisé contre la parole », le pape prend ses distances par rapport aux « idées de nombreux psychologues et sociologues, lesquels affirment que l’homme moderne a dépassé la civilisation du verbe, désormais inefficace et inutile3 » et maintient fermement dans son encyclique la complémentarité entre témoignage de vie et prédication. Tout en mettant en garde contre toute simplification réductrice du concept de témoignage, le pape l’utilise [...]

 

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1. Evangelii nuntiandi, § 41.

2. Ph. DELHAYE, M. GUERET, P. TOMBEUR, Concilium Vaticanum II. Concordance,index, listes de fréquence, tables comparatives, établie par le CETEDOC, Louvain, 1974. Pour l’usage du lexique testimonial dans le magistère récent, voir l’article de Paolo MARTINELLI, « Le témoignage chrétien, langage de la nouvelle évangélisation » p. 24.

3. Evangelii nuntiandi, § 42.

 

 


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