Former des prêtres

N° 92 Novembre - Décembre 1990*

Editorial: Georges Chantraine : Former des prêtres. Les vingt-cinq ans du Concile

Thématique

Jean-Robert Armogathe: Formation des prêtres et formation sacerdotale

Alors que l'identité du prêtre, roi, prêtre et prophète, est mieux reconnue, il semble dépouillé de ses fonctions (gouverner, enseigner, célébrer) par la mise en place de conseils, par les discours médiatiques et parla participation des laïcs à la liturgie. Or, ces fonctions restent indispensables mais doivent trouver de nouvelles formes : pour relancer l'urgence missionnaire, confesser la foi de l'Eglise, vivre la liturgie. La formation, dans ses modalités pratiques, ne prépare à rien d'autre.

Antonio Sicari : Appartenance à l'Eglise, charismes, sacerdoce ministériel

On ne peut parler de la formation du prêtre sans accepter le paradoxe du Christ et de l'Eglise. Plutôt que de rationaliser, planifier, contrôler, il importe de laisser sa place à l'initiative de l'Esprit. Les problèmes des communautés nouvelles, des Eglises locales, des charismes, ne peuvent se poser que dans une perspective missionnaire.

Mgr Eugenio Corecco : Former, oui, mais à quoi ?

Il ne sert à rien de crier « vie spirituelle, vie spirituelle » en sautant comme des cabris. L'éducation d'un futur prêtre est l'apprentissage de sa participation à la mission de l'Eglise. Cette tâche objective détermine l'exercice de sa piété personnelle, et non l'inverse. C'est pourquoi il faut ici rappeler que l'identité du prêtre s'inscrit dans l'existence de l'Eglise, comme mission apostolique et communion avec l'évêque : dans l'unité sacramentelle
et hiérarchique du presbyterium qui constitue l'Eglise particulière.

Chroniques

Gustave Thils : L'appel universel à la sainteté dans l'Eglise

Tous les chrétiens sont appelés à devenir des saints, et pas seulement les religieux. C'est ce que rappelle le 5e chapitre de Lumen Gentium. Le rappel des discussions qui ont entouré sa formulation permet d'en mieux comprendre l'enjeu.

Peter Henrici : La maturation du Concile. La théologie préconciliaire au quotidien

Contrairement à une opinion répandue, le Concile n'a pas été une rupture radicale.  Il a officiellement reconnu des pratiques liturgiques et des courants théologiques qui l'ont préparé. C'est ce que montre ce témoignage vécu : un jésuite alors en cours d'études y raconte ce qui se lisait, se disait et se chuchotait, à Rome et ailleurs.

Mgr. Walter Kasper : Contre les prophètes de malheur

Le Concile n'est pas terminé, puisqu'il n'a pas fini de porter ses fruits. La tâche actuelle n'est pas de le dépasser, encore moins de revenir en arrière, mais de le réaliser en plénitude. Il faut pour cela approfondir le mystère de l'Eglise, retourner aux sources de la foi dans la Bible et la liturgie, vivre l'Eglise comme communion et comme mission.

Former des prêtres

Les vingt-cinq ans du Concile

Georges Chantraine


Les vingt-cinq ans du Concile. C’est la jeunesse. Vingt ans après le Concile, cela aurait indiqué à la mesure de notre rapidité moderne et de nos impatiences de toujours un temps déjà long : presque une génération ; les derniers représentants du Concile se font rares ; parmi eux, notons-le, en passant, le Pape, alors évêque de Cracovie, et le cardinal Ratzinger, alors secrétaire-théologien du cardinal Frings, archevêque de Cologne. Dans le temps de l’Eglise, ces vingt-cinq ans, ce n’est même pas la jeunesse ; c’est hier, ce sont les premiers balbutiements. Un concile ne se reçoit et ne se comprend que dans la longue durée. La première chose à voir, c’est dans quelle durée s’inscrit l’oeuvre conciliaire.

Vatican II a promulgué quatre documents majeurs, appelés Constitutions sur quatre réalités essentielles de la vie chrétienne : Dei Verbum sur la Révélation, Lumen Gentium sur l’Église, Gaudium et Spes sur la mission de l’Église dans le monde et Sacrosanctum Concilium sur la liturgie. Dans quelle durée s’inscrivent ces Constitutions ? Si on veut en voir la signification complète, il faut remonter jusqu’au concile de Trente au XVIe siècle et même jusqu’au pape Grégoire VII au XIe siècle.

En effet, à cause de l’effort fait depuis le pape Grégoire VII pour assurer la « liberté de l’Église » face au pouvoir princier ou impérial, puis face au pouvoir absolu des rois, enfin face aux États modernes, l’Église s’est centralisée et le pouvoir de l’évêque de Rome s’est accru non sans porter parfois quelque dommage au pouvoir des autres évêques : cela n’a pas rendu plus aisée et effective la collégialité, qui continuait néanmoins à s’exercer. [...]

 

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Gustave Thils : L'appel universel à la sainteté dans l'Eglise

Tous les chrétiens sont appelés à devenir des saints, et pas seulement les religieux. C'est ce que rappelle le 5e chapitre de Lumen Gentium. Le rappel des discussions qui ont entouré sa formulation permet d'en mieux comprendre l'enjeu.

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Contrairement à une opinion répandue, le Concile n'a pas été une rupture radicale.  Il a officiellement reconnu des pratiques liturgiques et des courants théologiques qui l'ont préparé. C'est ce que montre ce témoignage vécu : un jésuite alors en cours d'études y raconte ce qui se lisait, se disait et se chuchotait, à Rome et ailleurs.

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Le Concile n'est pas terminé, puisqu'il n'a pas fini de porter ses fruits. La tâche actuelle n'est pas de le dépasser, encore moins de revenir en arrière, mais de le réaliser en plénitude. Il faut pour cela approfondir le mystère de l'Eglise, retourner aux sources de la foi dans la Bible et la liturgie, vivre l'Eglise comme communion et comme mission.


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