Le sacrement des malades

N° 55 Septembre - Octobre 1984 - Page n° 21

Sylvère DE SMET Histoire et théologie des rituels

L'Eglise a toujours pratiqué l'onction des malades, même pendant les premiers siècles. A travers la scolastique puis Trente, la pratique a tour à tour insisté après les traditions de la visite aux malades et des rites pour la guérison, sur l'allègement des souffrances, la promesse de la résurrection au moment de la mort et les liens avec la pénitence et l'eucharistie

Le Rituel de Paul VI permet de réunir les divers aspects qui donnent au sacrement son caractère décisif.

La première, 21, et les dernière page, 38-39, sont jointes

DEPUIS sa publication, le nouveau rituel pour l'onction des malades a fait son chemin dans les esprits. On peut s'en rendre compte par l'image mortuaire que 1’on vient de me remettre, perpétuant le souvenir d une grand-mère décédée à l'âge de 89 ans. Sous le nom et la date de naissance, on lit, conformément à l'antique usage, la date de décès, avec, toutefois cette variante: « Elle est retournée le 10 Juillet 1984 à son Seigneur qui l'a réconfortée à plusieurs reprises par le sacrement des malades». Elle reçut celui-ci en effet de mes mains une première fois en 1975, dans l'appartement qu’elle occupait alors avec sa fille selon les rites prescrits par le nouveau rituel qui venait de paraître cette même année. Vatican II a déclaré qu'il serait désormais préférable d'appeler le septième sacrement « sacrement des malades », et que celui-ci pourrait dorénavant être conféré plusieurs fois au cours, d'une vie. Cela a incontestablement eu pour résultat de présenter (p.25)

...

(p.38)

grand avantage des célébrations collectives semble consister en ce que les fidèles apprennent mieux en ces circonstances à apprécier la pleine signification du sacrement. Par le fait même, l'annonce d'une telle célébration comporte l'invitation nette à ne plus rien remettre au lendemain.

Nous faisons suivre ici les différents moments de l'onction des malades; entre parenthèses se trouvent indiqués les numéros renvoyant à l' Editio Typica latine de 1973.

 

(8) Bienvenue et éventuellement aspersion et allocution.

(9) Confession et absolution.

(10) Service de la parole.

(11) Litanies ou intentions de prière (elles peuvent venir aussi après l'onction, ou en partie avant, en partie après).

(12) Imposition des mains (en silence).

(13) Bénédiction de l'huile (si nécessaire; et deux variantes sont proposées) ou action de grâces pour l'huile déjà bénite.

(14) Onction accompagnée des paroles sacramentelles, et se terminant par une prière (plus variante), par une prière pour personne âgée, par une prière pour personne gravement malade (et variante).

(15) Notre Père.

(16) Communion si possible.

(17) Prière finale (trois variantes).

(18) Bénédiction finale (soit avec le Saint-Sacrement, soit par le signe de la croix) en trois parties, comme aussi la variante.

 

De cette énumération, on retiendra surtout l'adaptation du rituel à la situation du malade et la recommandation de placer, si possible, l'onction des malades dans le cadre d'une célébration eucharistique. Il est clair en ce cas que la communion, de préférence sous les deux espèces, vient après l'onction. Celle-ci débute après l'évangile par l'imposition des mains.

 

Avec la célébration eucharistique, nous retrouvons la pleine richesse de la réforme liturgique de Vatican II. Le cycle liturgique peut fournir au sacrement des malades une atmosphère extrêmement favorable, ouvrant des perspectives que les anciens rituels ignoraient. Ainsi, le sacrement des malades est ramené en sa représentation idéale au sein de la communauté des croyants, l'Eglise de Jésus Christ. Ainsi encore peut-on parler de véritable célébration au milieu des soucis et des souffrances. La Parole de Dieu, qui a inspiré toute la vie du chrétien, (p.38) prendra à ce moment des accents particulièrement personnels et pénétrants. Ainsi enfin, l'onction des malades, en son nouveau rituel, est à la fois rendue très proche de la vie et mise en relation étroite avec le mystère pascal du Ressuscité. « Au nom du Seigneur ... »

En concluant, il nous faut attirer l'attention sur le grand souci pastoral du Rituel. Celui-ci ressort non seulement de la composition de l’ensemble, mais aussi et surtout de la longue liste de Praenotanda. Elle ne compte pas moins de 41 numéros. Les cinq premiers ont pour sous-titre: « La signification de la souffrance humaine dans le mystère du salut. ».

Sylvère DE SMET

 

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