La confirmation

N° 43 Septembre - Octobre 1982*

Georges Chantraine, s.j. : Un sacrement distinct du baptême

Problématique

Albert Chapelle, s.j. : Le sacrement du Dieu-Esprit

En nous donnant la marque de l'Esprit Saint, le sacrement de confirmation nous donne la vie même de Dieu, qui est Esprit.

fr. Jean-Philippe Revel : L'achèvement du baptême

Le baptême et la confirmation sont deux rites complémentaires, n'ayant pas chacun des effets propres pleinement distincts, mais concourant à exprimer la plénitude d'un effet unique. Il n'y aura donc pas de renouveau valable de la confirmation si ce n'est dans un lien étroit de celle-ci avec le baptême.

Pierre-Thomas Camelot, o.p. : Confirmation et effusion de l'Esprit

Le sacrement de confirmation vient achever et sceller le don de l'Esprit fait au baptême. Peut-il y avoir encore d'autres effusions de l'Esprit ? La grâce de la confirmation peut être renouvelée, parfois accompagnée de charismes, comme une étape vers la maturité spirituelle, au service de la mission de l'Église.

Mgr Robert Coffy: Le ministre du sacrement

Si l'évêque est le ministre « ordinaire » (ou mieux : « originaire ») du sacrement de confirmation, ce n'est pas seulement en raison d'une coutume qui n'aurait eu cours qu'entre Trente et Vatican II, mais en vertu d'une tradition qui remonte à la primitive Église et qu'ont restaurée le Concile et le nouveau rituel.

Intégration

Jean-Yves Lacoste : La surabondance (Baptême, confirmation, eucharistie)

La confirmation s'ajoute au baptême non comme un appendice superflu, mais comme signe de la surabondance de la grâce- par rapport à une économie du nécessaire et du suffisant.

Attestations

Mgr Raymond-Marie Tchidimbo : Confirmés dans l'unique Esprit

Un archevêque africain raconte les oeuvres de l'Esprit et confesse dans ce poème la foi pour laquelle il fut emprisonné.

Cardinal Joseph Ratzinger : « Choisis la vie ! »

Le rituel de la confirmation manifeste ce que signifie le sacrement : la profession de foi accomplit la promesse de vie donnée au baptême ; la prière solennelle de l'évêque intègre à l'Eglise ; le signe de la croix et l'onction conforment au Christ.

Signets

Anonyme Sentiers de joie

Itinéraire spirituel et découvertes d'une religieuse qui mène une vie érémitique. En complément aux numéros de Communio sur « les conseils évangéliques » (VI, 4) et « la femme » (VII, 4).

Alexander Tomsky Modus moriendi (L'Église catholique en Tchécoslovaquie)

Là où le mensonge est obligatoire, et le compromis tentant, les chrétiens tchèques et slovaques, malgré une persécution tenace, témoignent de la vérité.

Gérard Cholvy : Les Églises et la question sociale en France dans la première moitié XIX° siècle

Un lieu commun très répandu consiste à dire que l'Église du XIXe siècle s'est désintéressée du sort des ouvriers et que, malgré l'exemple de quelques isolés vaguement hétérodoxes comme Lamennais ou de quelques généreux exaltés comme Ozanam, l'Église hiérarchique a constamment soutenu les « nantis ». Ce qui permet selon les cas d'étendre le même jugement à l'Église actuelle ou d'exalter le caractère prophétique du non-conformisme clérical. Une étude historique rigoureuse de cette période commence à nous faire découvrir que les catholiques (et les protestants) ne se désintéressaient pas de la « question sociale » et que les évêques surent être au premier rang de ceux qui dénonçaient l'exploitation de l'homme par l'homme ». On perçoit mieux alors la continuité de l'enseignement social de l'Église.

Un sacrement distinct du baptême

Georges Chantraine

Le sacrement de la confirmation soulève bien des questions, qui ne passionnent pas toutes l'intérêt : quelle en est la « forme » ? quels en sont les effets ? quel en est le ministre ? à quel âge l'administrer ? – Mais d'abord: quel en est le fondement scripturaire ? C'est la question la plus épineuse.

On peut admettre, comme le fait le fr. J.-Ph. Revel dans son article, qu'il n'y aurait pratiquement aucun fondement scripturaire à la confirmation,  tout en professant qu'elle est bien un sacrement, l'un des sept que l'Église reconnaît comme tels. Serait-ce donc là de la part de l'Église abus de pouvoir, manque de soumission à la Parole divine ? Cette question, ou plutôt cette protestation, qui est celle de la Réforme, déborde, remarquons-le, le cas de ce seul sacrement : elle s'étend à l'ordre, à la pénitence, au mariage et à l'onction des malades, puisque, selon les Réformateurs, l'Ecriture n'atteste pour aucun d'eux un signe lié à une parole de promesse, ce par quoi se reconnaît un sacrement.

II faudrait cependant s'entendre. Pourquoi, dès lors, le « lavement des pieds » n'est-il pas reconnu comme sacrement ? Ne comporte-t-il pas, dans l'Evangile, un geste lié à une parole de promesse ?. – Parce que la protestation signalée joue, en réalité, contre la Tradition. Mais, en voulant la purifier, elle la suppose encore, plus qu'elle n'en avait l'intention. [...]

 

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Anonyme Sentiers de joie

Itinéraire spirituel et découvertes d'une religieuse qui mène une vie érémitique. En complément aux numéros de Communio sur « les conseils évangéliques » (VI, 4) et « la femme » (VII, 4).

Alexander Tomsky Modus moriendi (L'Église catholique en Tchécoslovaquie)

Là où le mensonge est obligatoire, et le compromis tentant, les chrétiens tchèques et slovaques, malgré une persécution tenace, témoignent de la vérité.

Gérard Cholvy : Les Églises et la question sociale en France dans la première moitié XIX° siècle

Un lieu commun très répandu consiste à dire que l'Église du XIXe siècle s'est désintéressée du sort des ouvriers et que, malgré l'exemple de quelques isolés vaguement hétérodoxes comme Lamennais ou de quelques généreux exaltés comme Ozanam, l'Église hiérarchique a constamment soutenu les « nantis ». Ce qui permet selon les cas d'étendre le même jugement à l'Église actuelle ou d'exalter le caractère prophétique du non-conformisme clérical. Une étude historique rigoureuse de cette période commence à nous faire découvrir que les catholiques (et les protestants) ne se désintéressaient pas de la « question sociale » et que les évêques surent être au premier rang de ceux qui dénonçaient l'exploitation de l'homme par l'homme ». On perçoit mieux alors la continuité de l'enseignement social de l'Église.


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