Mourir

N° 223 Septembre - Octobre 2012 - Page n° 106

Frère Xavier MORALÈS Pour introduire le concept d’identité dramatique de Jésus-Christ

La théologie narrative est à la mode. À l’occasion de la parution en France de la christologie d’Alberto Espezel, X. Morales évalue le concept d’« identité narrative » introduit pour décrire l’identité problématique de Jésus, à la fois personnage de l’histoire et objet de la foi ecclésiale, et décèle chez Balthasar les éléments pour construire une « identité dramatique » désignant au plus juste la personne du Fils, qui est ce que le Père éternel lui donne d’être.

 

La narrativité est dans l’air du temps. De la théologie narrative à l’exégèse narrative, en passant par la sotériologie narrative1, la narratologie prend la relève des méthodologies scientifiques traditionnelles, qu’elles soient spéculatives ou positives. J’aimerais examiner la pertinence et les limites du recours à la narratologie en christologie. L’occasion m’en est offerte par la publication de la traduction française du manuel de christologie de l’argentin Alberto Espezel2, par ailleurs spécialiste de la sotériologie de Hans Urs von Balthasar. Or la première section de ce manuel (les trois premiers chapitres) « propose tout d’abord une sommaire théologie narrative de la vie de Jésus » (p. 16). Le recours à la théologie narrative a pour but avoué de dépasser l’oppo sition stérile entre « Jésus de l’histoire » et « Christ de la foi » sur laquelle toute enquête sur l’identité de Jésus Christ butte depuis plus de deux siècles. Le but est-il effectivement atteint ? La forme narrative [...]
 

Pour lire la suite de cet article, vous pouvez acheter ce numéro ou vous abonner pour recevoir tous les numéros!

 


1. Je me contente d’une seule référence : J.-B. METZ, La foi dans l’histoire et dans la société. Essai de théologie fondamentale pratique, 1977, trad. fr., (Cogitatio fi dei 99), Paris 1979, ch. XII, « Récit », qui propose : « Une théologie narrative ne pourrait- elle dépasser la distinction entre “Jésus de l’histoire” et “Christ du kérygme” ? », p. 242. C’est évidemment sur Metz que s’appuie B. SESBOÜÉ, Jésus-Christ l’unique Médiateur. Essai sur la rédemption et le salut, tome II, Les récits du salut : Proposition de sotériologie narrative, (Jésus et Jésus-Christ 51), Paris, 1991. Voir notamment la petite bibliographie, p. 10, n. 1.

2. A. ESPEZEL, Le Christ et sa mission. Petit traité de christologie, (Collection Communio), éd. Parole et Silence, 2012, 244 p., trad. fr. de Cristología. Vida, Pascua y Salvación, Buenos Aires, 2008. 

Revue papier

Prix HT €* TVA % Prix TTC* Stock
11.75 2.10 12.00 Stock: 29

*Hors frais de port s'élevant entre 3 et 5 euros selon le pays d'expedition

Revue numérique

Titre Prix HT € TVA % Prix TTC Action
l'échec de l'athéisme (en pdf) 3.92 2.10 4.00 Ajouter au panier
MOURIR - pdf 7.84 2.10 8.00 Ajouter au panier