Culturel et cultuel

Monsieur Jean DUCHESNE
Sainteté dans la civilisation - n°73 Septembre - Octobre 1987 - Page n° 4

Problématique ______________________________________

 Une fois que l'on a renoncé à définir le laïc comme l'inférieur, le rival ou le singe du prêtre, il faut encore bien voir le sens de la « consécration du monde» qui définit son rôle. Celle-ci ne se limite pas au social, au politique ou à l'économique où l'on a voulu l'enfermer : son domaine clef est la culture. La «seconde évangélisation» doit avoir pour terrain la culture, et sur ce terrain, laïcs, prêtres et consacrés peuvent collaborer sans exclusives clans l'action liturgique qui est au cœur de la culture.
 

Culturel et cultuel

Il y a bien des manières d'aborder le thème du laïcat, qu'un Synode romain va bientôt traiter.Retenons-en une, sans prétendre qu'elle soit la seule possible ni la meilleure , sans préjuger non plus des travaux des évêques assemblés au Vatican.Procédons d'abord par élimination, en espérant réintégere finalement les perspectives d'abord écartées comme non fondamentales- ce qui n'enlève  rien à l'authenticité des expériences sur lesquelles elles reposent.

La première approche , la plus tentante, c'est de caractériser le laïcat en le distinguant du clergé,voire en l'y opposant.

L'inconvénient qui saute aux yeux est que l'on touche aussitôt à des querelles qui n'intéressent en fait qu'une partie de ceux qui sont censés en être les protagonistes.Plus précisement,nombre de laics évidemment non ordonnés ( et parmi eux, vraisemblablement une majorité de femmes) font aujourd'hui l'expérience qu'ils (et elles) exercent des fonctions "ministérielles". D'où chez quelques-uns, l'attente d'une reconnaissance officielle, d'un envoi formel en mission , fût-ce pour un temps limité.Cette revendication est soutenue par de bonnes raisons ( la diversité traditionnelle des ministères) et par de moins bonnes (la raréfaction des vocations presbytérales, qui semble d'ailleurs ne répercuter que partiellement la baisse de la pratique religieuse).

Entout état de cause , et avec le respect infini dû aux personnes, ce n'estlà qu'une tension marginale. Nul  ne nie sérieusement la nécessité du ministère ordonné et hiérarchique, auquel (soit dit en passant) mal-croyants et non-praticants demeurent attachés d'instinct.Et nul ne peut honnêtement soutenir que l'instauration d'un laïcat  " deux vitesses"( les actifs et les passifs) serait la solution institutionnelle au défi renouvelé de l'évangélisation .Il reste à prouver que la diversité des ministères non ordonnés doit systématiquement être circonscrite dans des cadres canoniques.Et qu'il n'est pas démonté qu'un "partage des pouvoirs" entre le clergé et une fraction du laicat rendrait l'Eglise à la fois plus" performante" dans le contexte actuel et mieux fidèle à sa mission... 

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