Les Noces de Cana

N° 183 Janvier - Février 2006*

Second mystère du ministère public, mystère lumineux. Le premier miracle de Jésus est aussi le deuxième « mystère lumineux » dont la méditation a été proposée par Jean-Paul II dans la récitation du chapelet. Il est une théophanie, une manifestation de la gloire du Christ de manière apparemment discrète, imbriquée dans la vie d'une communauté humaine. Or, les noces de Cana peuvent être l'occasion d'une méditation théologique beaucoup plus vaste.
 

Sur les "mystères de Jésus", vous apprécierez aussi :

Page Titre Auteur(s)
7 Deuxième mystère lumineux Isabelle LEDOUX-RAK
11 Le signe de Cana Joseph Ratzinger BENOÎT XVI
19 Il manifesta sa gloire": entrecroisements de l’immanent et du transcendant Michel GOURGUES
31 L’eau changée en vin Adalbert REBIC
39 Les noces de Cana : un mariage juif Bernhard DOLNA
53 Les Mages accourent aux noces de Cana Daniel BOURGEOIS
67 Les Mystères lumineux du Rosaire Adrienne VON SPEYR
77 L’Eucharistie, don vivant de Jésus Cardinal AVERY DULLES
89 Frères aînés" Jean-Marie LUSTIGER
97 Y’a pu d’respect » Henry QUINSON
109 Du bon usage de la colère Irène FENANDEZ

Éditorial : Isabelle Ledoux-Rak

Thème : Les noces de Cana

Cardinal Joseph Ratzinger: Le signe de Cana

Homélie, inédite en français, prononcée à Fatima lors de la messe du pèlerinage international du 13 octobre 1996. À Cana, l’abondance du vin est signe de la profusion de la grâce, les noces célébrées sont celles de l’union de l’homme à Dieu et la présence de Marie, Mère de miséricorde, fait apparaître quelle est sa mission propre.

Michel Gourgues : « Il manifesta sa gloire » : entrecroisements de l’immanent et du transcendant en Jean 2, 1-11

Analyse exégétique de l’évangile de Jean : comment la manifestation de la  gloire surgit-elle à partir des circonstances et de l’initiative de la mère de Jésus ? Les données d’ordre circonstanciel (temps, lieu, personnages), l’intervention de la mère de Jésus qui conduit au geste de celui-ci provoquent des effets dont les uns sont plus superficiels (chez le maître du repas), et les autres profonds, à commencer par la foi des disciples.

Adalbert Rebic : L’eau changée en vin

Les noces de Cana sont un signe christologique, signe de la Nouvelle Alliance et de la nouvelle économie du salut, signe aussi des biens messianiques dont fait partie la nouvelle alliance ; le bon vin tiré de l’eau y annonce les temps derniers.

Bernhard Dolna : Les noces de Cana : un mariage juif

Avant Cana, il y a une route, celle des disciples où le récit de Cana recroise les épisodes du Sinaï. La venue du Christ y est une surprise où les multiples bénédictions d’un mariage juif s’appliquent à l’Église corps du Christ.

Daniel Bourgeois : Les Mages accourent aux noces de Cana

Liturgiquement, étroit est le rapport entre Noël, l’Épiphanie, le baptême du Christ et le mystère de Cana. Explorer – dans toute leur diversité – les différentes traditions liturgiques qui organisent ces fêtes en cycles cohérents, permet de mieux mesurer en quoi toutes ces traditions célèbrent la Manifestation de Dieu.

Adrienne von Speyr : Les Mystères lumineux du Rosaire

Choix de textes tirés des oeuvres d’Adrienne von Speyr où le commentaire des textes bibliques devient celui des mystères lumineux : baptême au Jourdain, noces de Cana, annonce du Royaume, Transfiguration et institution de l’Eucharistie.

Signets

Cardinal Avery Dulles : L’Eucharistie, don vivant de Jésus

L’eucharistie récapitule quatre dons de Jésus aux hommes : comme compagnon des hommes, comme nourriture, comme prix de la rédemption et comme récompense. Aussi l’Eucharistie est-elle sacrifice, banquet, présence réelle et promesse eschatologique.

Cardinal Jean-Marie Lustiger : « Frères aînés »

À l’occasion du quarantième anniversaire de Nostra Aetate, méditation d’une expression de Jean-Paul II, caractérisant les membres du peuple juif comme « nos frères aînés ». Quel est le fondement de cette image ? Quelles relations entre les frères peuvent-elles s’établir ? A partir de quels modèles bibliques ?

Henry Quinson : « Y’a pu d’respect »

À quoi cette expression souvent entendue dans les « cités sensibles » renvoie-t-elle dans l’expérience sociale de leurs habitants ? Analyse et témoignage d’un habitant de la cité Saint-Paul à Marseille.

Irène Fernandez : Du bon usage de la colère

Irascimini, et nolite peccare ! Le « cas » Onfray, pétri de haine du christianisme, et le déchaînement de ressentiment anti-chrétien chez certains critiques anglo-saxons au moment de la sortie du film inspiré de la première des Chroniques de Narnia de C. S. Lewis rappellent ce qu’est la vertu de courage, quand il s’agit de s’opposer au faux, voire de se mettre en colère – mais sans, pour autant, commettre de péché.

Éditorial

Isabelle Ledoux-Rak

« Quand je pense à ces noces, j’avoue me complaire davantage au mystère intérieur qu’au grand éclat du miracle extérieur. Celui-ci est un signe pour les infidèles, celui-là est un sacrement pour les fidèles. Tous deux d’ailleurs utiles, délectables, divins.» Isaac de l’Étoile, Sermon 9 (Sources chrétiennes 130, p. 205).

« Aujourd’hui l’Église est unie à son époux : le Christ au Jourdain la purifie de ses fautes ; les mages apportent leurs présents aux noces royales ; l’eau est changée en vin, pour la joie des convives, alléluia.» Antienne de la liturgie romaine de la fête de l’Épiphanie 

 

 

Le récit du premier miracle de Jésus est aussi le deuxième « mystère lumineux » dont la méditation a été proposée par Jean-Paul II dans la récitation du chapelet. L’événement suit de peu le premier mystère, le baptême de Jésus, et comme celui-ci, mais d’une manière très particulière, il est une théophanie, une manifestation de la gloire du Christ, non pas sous la forme de la colombe et au son de la voix du Père, mais de manière apparemment plus discrète, plus imbriquée dans la vie d’une communauté humaine, comme un secret partagé de fait par un petit nombre. Malgré le chef-d’œuvre de Véronèse, cette scène ne s’est guère prêtée aux représentations iconiques, contrairement au baptême ou à la Transfiguration du Seigneur. Et bien des commentaires se contentent de s’interroger sur le ton apparemment un peu rude de Jésus à sa Mère, ou glosent sur le désarroi des organisateurs d’un mariage apparemment bien modeste puisque le vin, ingrédient essentiel de la fête, nous le verrons, est venu à manquer.

 

Or, les noces de Cana, comme les autres mystères de la vie du Christ, peuvent être l’occasion d’une méditation théologique beaucoup plus vaste. Il est certes de bon ton de souligner l’abondance et la qualité du vin nouveau offert par Jésus à ces noces : mais cette générosité, comme le souligne, dans « Le signe de Cana1 » , celui qui était encore le cardinal Joseph Ratzinger lorsqu’il prononça cette homélie à Fatima, n’est pas un fait isolé : elle est le mode même selon lequel Dieu crée à l’origine des temps, l’inimaginable profusion de vie du jardin dans lequel l’homme fut créé. Et ce don atteint son sommet dans l’offrande du Fils en sacrifice pour le rachat de cet homme déjà si généreusement doté par son Créateur. [...]

 

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1. Voir l’homélie pages 11 à 17.

 

Cardinal Avery Dulles : L’Eucharistie, don vivant de Jésus

L’eucharistie récapitule quatre dons de Jésus aux hommes : comme compagnon des hommes, comme nourriture, comme prix de la rédemption et comme récompense. Aussi l’Eucharistie est-elle sacrifice, banquet, présence réelle et promesse eschatologique.

Cardinal Jean-Marie Lustiger : « Frères aînés »

À l’occasion du quarantième anniversaire de Nostra Aetate, méditation d’une expression de Jean-Paul II, caractérisant les membres du peuple juif comme « nos frères aînés ». Quel est le fondement de cette image ? Quelles relations entre les frères peuvent-elles s’établir ? A partir de quels modèles bibliques ?

Henry Quinson : « Y’a pu d’respect »

À quoi cette expression souvent entendue dans les « cités sensibles » renvoie-t-elle dans l’expérience sociale de leurs habitants ? Analyse et témoignage d’un habitant de la cité Saint-Paul à Marseille.

Irène Fernandez : Du bon usage de la colère

Irascimini, et nolite peccare ! Le « cas » Onfray, pétri de haine du christianisme, et le déchaînement de ressentiment anti-chrétien chez certains critiques anglo-saxons au moment de la sortie du film inspiré de la première des Chroniques de Narnia de C. S. Lewis rappellent ce qu’est la vertu de courage, quand il s’agit de s’opposer au faux, voire de se mettre en colère – mais sans, pour autant, commettre de péché.


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