"Il a pris chair et s'est fait homme"

N° 21 Janvier - Février 1979*

Les dogmes par lesquels l'Eglise cherche à formuler exactement sa foi au Christ ne trahissent nullement cette foi. Ils lui permettent de ne céder ni aux païens qui refusent l'Incarnation ni aux penseurs modernes qui la pervertissent.

Georges Cottier:  Comment Dieu se fait-il homme ?

Problématique

Antonio M. Sicari : Où la Parole déjà prenait chair

L'Ancien Testament n'annonce pas seulement l'Incarnation par quelques bribes de prophéties. Il fait l'expérience de ce que c'est pour la chair que d'être saisie par Dieu ; car, quand notre chair stérile, prostituée et souffrante devient féconde, pure et sauvée, c'est que Dieu vient déjà l'habiter, avant de la faire sienne.

Rudolf Schnackenburg : « Et le Verbe est venu parmi nous »

Le Prologue de l'Évangile de Jean peut se lire comme un hymne où la communauté des croyants confesse sa foi en l'Incarnation au cours de la célébration liturgique. Chaque verset retrouve ainsi un indiscutable enracinement biblique.

Hans-Urs von Balthasar : La conscience de Jésus et sa mission

Ce n'est pas la psychologie qui peut nous dire quelle conscience le Christ a pu historiquement avoir de son iden-tité. Mais c'est l'identité parfaite du Christ à sa mission — enlever le péché du monde pour réconcilier celui-ci avec Dieu — qui détermine de fond en comble sa psychologie humaine.

Leo Scheffczyk : Chalcédoine aujourd'hui : une libération

Le concile de Chalcédoine et la formule par laquelle il confesse en le Christ une personne et deux natures, est actuel-lement critiqué : il aurait hellénisé la foi et heurterait l'homme moderne. Mais ni l'hellénisme ni l'homme moderne n'existent. Ils ne sont que prétexte à une régression dogma-tique, sans avenir. Il ne faut pas se libérer de Chalcédoine : c'est Chalcédoine qui nous libère.

Intégration

Xavier Tilliette: Le Christ des philosophes et le problème de la christologie philosophique

Le Christ que confesse l'Eglise n'est pas un concept philosophique. Il intervient pourtant dans l'histoire de la philosophie, qui cherche souvent à faire une christologie philosophique. Reste à penser la destination christologique de toute philosophie.

Attestation

A.-M. Dubarle : L'authenticité du linceul de Turin

On dit parfois : on ne peut pas prouver que le linceul de Turin est authentique, c'est une question de foi. C'est le contraire : la foi ne peut être prouvée par rien. Inutile donc de tricher avec l'histoire, pour laquelle le Saint-Suaire est très probablement authentique.

Signets

Paul Poupard : De Paul VI à Jean-Paul II

La succession de Paul VI a été vécue par le monde comme un stupéfiant fait-divers, puis comme un fait politique signi-ficatif. Reste à l'Eglise à la comprendre comme d'évidentes marques de la Providence, et à y répondre.

Jan Bots : L'expérience hollandaise

Au cours des années soixante, le catholicisme hollandais a été au centre de l'actualité internationale. L'Église des Pays-Bas était devenue un des points de mire de la grande presse, catholique ou non; des agences de voyage la présentèrent même comme une attraction touristique ! Mais pour comprendre la situation propre du catholicisme hollandais dans les années soixante, il est nécessaire de connaître la situation qui fut la sienne dans la première moitié du vingtième siècle.

Emmanuel-Maria Heufelder : Les anges, figures de l'Esprit Saint

Beaucoup de chrétiens n'ont plus aucune ouverture sur le monde des anges. Ce qui est dit dans l'Écriture sainte sur les anges et les démons est souvent rejeté sans ambages.

Comment Dieu se fait-il homme?

Georges Cottier

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit Saint, il a pris chair (sarkotheis, incarnatus) de la Vierge Marie, et s'est fait homme. C'est ainsi que le premier Concile de Constantinople (381) exprime la foi de l'Eglise dans le mystère du Verbe incarné. C'est pour notre salut que le Fils monogène du Père s'est fait homme par l'oeuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie1. C'est là l'écho tout pur du Nouveau Testament. Jean ne nous dit-il pas qu'afin que ce monde qu'il a tant aimé soit sauvé, Dieu a donné son Fils unique (cf. Jean 3, 16-17) ? Et Paul : « La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Romains 5,8). Et tant d'autres paroles qui convergent pour orienter notre contemplation, vers l'incarnation rédemptrice. À travers sa liturgie, ses spirituels, ses théologiens, l'Eglise ne cessera de scruter et méditer l'insondable profondeur de cette suprême manifestation de l'agape de Dieu. Pour ne prendre qu'un exemple, c'est à ce centre que nous conduit la question que pose Anselme, et le Moyen Age après lui : Cur Deus homo, pourquoi Dieu s'est-il fait homme ?

Mais l'interrogation qu'enveloppe la contemplation aimante du mystère — car tel est aussi le sens du fides quaerens intellectum, la foi en quête de son intelligence — s'approfondit. Qui est ce Sauveur ? Que peut bien signifier, rapportée au Fils unique, l'affirmation : il s'est fait homme ? [...]

 

Pour lire la suite de cet éditorial, vous pouvez télécharger gratuitement ce numéro, acheter la version papier ou vous abonner pour recevoir tous les numéros!

 


1. Voir Communio. II - 1 (janvier 1971), Jésus. « né du Père avant tous les siècles » et III - 1 (janvier 1978). « Né de la Vierge Marie ».

Paul Poupard : De Paul VI à Jean-Paul II

La succession de Paul VI a été vécue par le monde comme un stupéfiant fait-divers, puis comme un fait politique signi-ficatif. Reste à l'Eglise à la comprendre comme d'évidentes marques de la Providence, et à y répondre.

Jan Bots : L'expérience hollandaise

Au cours des années soixante, le catholicisme hollandais a été au centre de l'actualité internationale. L'Église des Pays-Bas était devenue un des points de mire de la grande presse, catholique ou non; des agences de voyage la présentèrent même comme une attraction touristique ! Mais pour comprendre la situation propre du catholicisme hollandais dans les années soixante, il est nécessaire de connaître la situation qui fut la sienne dans la première moitié du vingtième siècle.

Emmanuel-Maria Heufelder : Les anges, figures de l'Esprit Saint

Beaucoup de chrétiens n'ont plus aucune ouverture sur le monde des anges. Ce qui est dit dans l'Écriture sainte sur les anges et les démons est souvent rejeté sans ambages.


Revue papier

Prix HT €* TVA % Prix TTC* Stock
11.75 2.10 12.00 Stock: 3

*Hors frais de port s'élevant entre 3 et 5 euros selon le pays d'expedition

Revue numérique

Titre Prix HT € TVA % Prix TTC Action
"Il a pris chair et s'est fait homme" - pdf Gratuit pour tout le monde Télécharger