Le mariage

N° 25 Septembre - Octobre 1979 - Page n° 10

M. Rémi BRAGUE La totalité et le consentement

Le mariage se caractérise par l'assomption de la totalité de la relation intersubjective — au contraire de la passion. Que gagne-t-il à être un sacrement chrétien ? Les moyens de sa politique : l'alliance quotidienne, la fidélité jusqu'à la mort, l'adhésion de toute la volonté. En entrant dans le Christ, le mariage devient effectif, ni plus, ni moins.

 

La première page, 10, est jointe.

IL peut paraître gentiment excentrique de parler du mariage chrétien, alors que la santé du mariage, tout court, n'est déjà guère florissante. Ne vaut-il pas mieux,  entend-on,  « garder sa liberté » ?  Car «comment puis-je savoir si, dans dix ans, dans vingt ans, j'aimerai encore cette fille ? » Ou alors, à la rigueur, mais après expériences et périodes d'essai — la critique du mariage dit « bourgeois » renouant ainsi avec la pratique du siècle de la bourgeoisie, celle du « il faut bien faire une fin »... Si tout ceci vaut contre le mariage en général, à combien plus forte raison attaquera-t-on la conception chrétienne du mariage indisso­luble. Un moyen commode de le défendre serait-il de le séparer radicale­ment du mariage commun, pour placer le sacrement hors de portée, et le réserver à une élite de purs, fortement « motivés » — quitte à bénir dis­traitement ceux qui continueront à réclamer, sociologiquement, une petite cérémonie ?

Je voudrais montrer, au contraire, que la plénitude du mariage humain et celle du sacrement chrétien s'appellent l'une l'autre, et qu'il serait catastrophique, pour l'un comme pour l'autre, de renoncer à la souple articulation qui les lie.

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